MEDITER L'EVANGILE 5ème semaine

"pour vivre le carême intensément"

groupe  ombre

Un support pour prier

La rencontre dans les maisons pour partager les joies et les attentes qui sont présentes dans le cœur de chaque personne est une véritable expérience de l’évangélisation, très similaire à ce qui est arrivé dans les premiers jours de l’Église. »

                                                                                    Pape François

Un GFK..... Familial ?

Lancés durant le Carême 2019 dans la dynamique du synode diocésain, les GFK  Groupes Fraternels de Carême sont un moyen formidable pour vivre le Carême intensément.  Les évènements actuels nous obligent à les annuler, mais nous vous proposons le contenu des rencontres qui peut constituer en famille un soutien dans notre démarche de conversion, un temps de prière et de partage sur ce qui fait le cœur de notre vie : la foi en Jésus Christ, sauveur.

Cette année, le thème est un chemin baptismal en suivant les textes d’Évangile des dimanches de Carême : Jésus et la Samaritaine, la guérison de l’aveugle de naissance, le retour à la vie de Lazare, la mort et la résurrection de Jésus.

groupe domicile .png

Pour vivre un chemin privilégié vers Pâques,

nous vous proposons de prier à partir de la fiche de la 5ème rencontre prévue pour les GFK.

La Résurrection de Jésus

 

  1. Prière de louange

          Chant : Le Christ est vivant

 

         1. Le Christ est vivant ! Alléluia ! Il est parmi nous ! Alléluia !
         Béni soit son nom dans tout l'univers, alléluia ! Alléluia !

         2. C'est lui notre joie ! Alléluia ! C'est lui notre espoir ! Alléluia !
         C'est lui notre pain, c'est lui notre vie, alléluia ! Alléluia !
         3. Soyons dans la joie ! Alléluia ! Louons le Seigneur ! Alléluia !
         Il nous a aimés, il nous a sauvés, alléluia ! Alléluia !
        4. Le Christ est vivant ! Alléluia ! Allons proclamer, alléluia !
        La Bonne Nouvelle à toute nation, alléluia ! Alléluia !

 

        5. Le Christ était mort ! Alléluia ! Le Christ est vivant ! Alléluia
        Le Christ est présent, le Christ reviendra, alléluia ! Alléluia

        Psaume 117

           Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
           Éternel est son amour !
           Oui, que le dise Israël :
           Éternel est son amour !

           Le bras du Seigneur se lève,
           le bras du Seigneur est fort !
           Non, je ne mourrai pas, je vivrai,
           pour annoncer les actions du Seigneur.

           La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
           est devenue la pierre d’angle :
           c’est là l’œuvre du Seigneur,
           la merveille devant nos yeux.

                   Prière : Je vous salue Marie

 

       2 - Partage :

        Tour de table où chacun dit comment il a vécu son Carême depuis la dernière rencontre, notamment par rapport à              la résolution de la séance précédente.

       3 - Échange sur le texte ci-après

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jean 20, 1-18)

01 Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. 02 Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »

03 Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. 04 Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.

05 En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. 06 Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, 07 ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. 08 C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. 09 Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. 10 Ensuite, les disciples retournèrent chez eux.

11 Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.

13 Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre"

16 Jésus lui dit alors : « Marie ! »

S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

17 Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

           Questions :

  1. Versets 3 à 8 : Qu’est-ce que la course des disciples au tombeau m’inspire ? Pourquoi le disciple bien-aimé croit-il à la vue du tombeau vide ?
  2. Verset 9 : Est-ce que je connais des passages de l’Écriture qui permettent d’affirmer qu’ « il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » ? Lesquels ?
  3. Versets 15 à 17 : Qu’est-ce qui me touche dans l’attitude de Marie Madeleine et ses dialogues ? Pourquoi se retourne-t-elle deux fois ?
  4. De quelle(s) rencontre(s) de Jésus ressuscité ai-je fait personnellement l’expérience ? M’ont-elles amené à « me retourner » ? La difficulté de Marie à reconnaître son Maître trouve-t-elle des échos dans ma propre histoire ?

             

                  4- Temps de silence

                     Chacun rédige pour soi une résolution à la suite de la discussion.

                5- Prière finale :

                       Intentions de prière partagées et Notre Père.

 

 

Secteur pastoral GFK - Groupes fraternels de Carême 2020

Saint-Amand / Notre-Dame de Salut

ECLAIRAGES

JESUS EST RESSUSCITÉ

La résurrection du Christ est accomplissement des promesses de l’Ancien Testament et de Jésus lui-même durant sa vie terrestre. L’expression « selon les Écritures » indique que la résurrection du Christ accomplit ces prédictions.

La vérité de la divinité de Jésus est confirmée par sa résurrection. Il avait dit : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous saurez que Je Suis ». La résurrection du Crucifié démontra qu’il était vraiment « Je Suis », le Fils de Dieu et Dieu lui-même. Saint Paul a pu déclarer aux Juifs : « La promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur (…) ; il a ressuscité Jésus, ainsi qu’il était écrit au psaume premier : « Tu es mon Fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré ». La résurrection du Christ est étroitement liée au mystère de l’incarnation du Fils de Dieu. Elle en est l’accomplissement selon le dessein éternel de Dieu.

Il y a un double aspect dans le mystère pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans la grâce de Dieu « afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6, 4). Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce. Elle accomplit l’adoption filiale car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus lui-même appelle ses disciples après sa résurrection : « Allez annoncer à mes frères ». Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa résurrection.

Enfin, la résurrection du Christ – et le Christ ressuscité lui-même – est principe et source de notre résurrection future : « Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis, (…) de même que tous meurent en Adam, tous revivront dans le Christ (1 Co 15, 20-22). Dans l’attente de cet accomplissement, le Christ ressuscité vit dans le cœur de ses fidèles. En lui les chrétiens « goûtent aux forces du monde à venir » (He 6,5) et leur vie est entraînée par le Christ au sein de la vie divine « afin qu’ils ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Co 5,15). (Catéchisme de l’Église catholique, 652 à 655)

Seulement si Jésus est ressuscité, quelque chose de véritablement nouveau s’est produit qui change le monde et la situation de l’homme. Lui, Jésus, devient alors le critère sur lequel nous pouvons nous appuyer. Car Dieu s’est alors vraiment manifesté.

Voilà pourquoi, dans notre recherche sur la figure de Jésus, la Résurrection est le point décisif. Que Jésus n’ait existé que dans le temps passé ou qu’au contraire, il existe encore dans ce temps présent – cela dépend de la Résurrection.

Le processus pour devenir croyants se déploie de manière analogue à ce qui est advenu à propos de la Croix. Personne n’avait pensé à un Messie crucifié. Maintenant, le « fait » était là, et à partir de ce fait, il fallait lire l’Écriture d’une manière nouvelle. L’Écriture s’est dévoilée de manière nouvelle et, de cette manière aussi, le fait a pris tout son sens. La lecture nouvelle de l’Écriture ne pouvait commencer, évidemment, qu’après la Résurrection, parce que c’est seulement en raison de celle-ci que Jésus a été accrédité comme envoyé de Dieu. Il fallait alors discerner les deux événements – Croix et Résurrection – dans les Écritures, les comprendre de manière nouvelle et ainsi arriver à la foi en Jésus Christ comme Fils de Dieu. (Joseph Ratzinger Benoît XVI, Jésus de Nazareth De l’entrée à Jérusalem à la Résurrection, Le Rocher, Groupe Parole et Silence, 2011, pp 276-282)