MEDITER L'EVANGILE 4ème semaine

"pour vivre le carême intensément"

groupe  ombre

Un support pour prier

La rencontre dans les maisons pour partager les joies et les attentes qui sont présentes dans le cœur de chaque personne est une véritable expérience de l’évangélisation, très similaire à ce qui est arrivé dans les premiers jours de l’Église. »

                                                                                    Pape François

Un GFK..... Familial ?

Lancés durant le Carême 2019 dans la dynamique du synode diocésain, les GFK  Groupes Fraternels de Carême sont un moyen formidable pour vivre le Carême intensément.  Les évènements actuels nous obligent à les annuler, mais nous vous proposons le contenu des rencontres qui peut constituer en famille un soutien dans notre démarche de conversion, un temps de prière et de partage sur ce qui fait le cœur de notre vie : la foi en Jésus Christ, sauveur.

Cette année, le thème est un chemin baptismal en suivant les textes d’Évangile des dimanches de Carême : Jésus et la Samaritaine, la guérison de l’aveugle de naissance, le retour à la vie de Lazare, la mort et la résurrection de Jésus.

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Pour vivre un chemin privilégié vers Pâques,

nous vous proposons de prier à partir de la fiche de la 4ème rencontre prévue pour les GFK.

La passion de Jésus

 

  1. Prière de louange

          Chant : Ô Croix dressée sur le monde

 

         1 - Ô Croix dressée sur le monde, ô croix de Jésus Christ (bis)
         Fleuve dont l'eau féconde du cœur ouvert a jailli,
         par toi la vie surabonde, ô croix de Jésus Christ !

 

         2 - Ô Croix, sagesse suprême, ô croix de Jésus Christ, (bis)
         le Fils de Dieu lui-même jusqu'à la mort obéit ;
         ton dénuement est extrême, ô croix de Jésus Christ !
 
         3 - Ô Croix, victoire éclatante, ô croix de Jésus Christ (bis)
        Tu jugeras le monde au jour que Dieu s'est choisi,
        croix à jamais triomphante, ô croix de Jésus Christ !

 

          Psaume 31

           En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
           garde-moi d’être humilié pour toujours.
           En tes mains je remets mon esprit ;
           tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
          Je suis la risée de mes adversaires
          et même de mes voisins ;
          je fais peur à mes amis,
          s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.
         On m’ignore comme un mort oublié,
         comme une chose qu’on jette.
         J’entends les calomnies de la foule :
         ils s’accordent pour m’ôter la vie.
        Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
        je dis : « Tu es mon Dieu ! »
        Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
       des mains hostiles qui s’acharnent.
       Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
       sauve-moi par ton amour.
       Soyez forts, prenez courage,
       vous tous qui espérez le Seigneur !

 

                   Prière : Je vous salue Marie

 

       2 - Partage :

        Tour de table où chacun dit comment il a vécu son Carême depuis la dernière rencontre, notamment par rapport à              la résolution de la séance précédente.

       3 - Échange sur le texte ci-après

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jean 11, 1-7.14-45)

01 En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. 02 Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. 03 Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » 04 En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » 05 Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. 06 Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 07 Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » […] 14 Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, 15 et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » 16 Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

17 À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. 18 Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, 19 beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. 20 Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » 23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 24 Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » 25 Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 26 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 27 Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

28 Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » 29 Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. 30 Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 31 Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. 32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » 35 Alors Jésus se mit à pleurer. 36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » 38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau.

C’était une grotte fermée par une pierre. 39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » 40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » 41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » 43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » 45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui          

           Questions :

  1. Versets 1 à 16 : Marthe et Marie ont intercédé auprès de Jésus pour la guérison de leur frère qui était malade. Que pensez-vous de l’attitude de Jésus ? Comment accueillir sa réponse « décalée » ? Qu’en est-il de nos prières d’intercession ?
  2. Versets 20 à 27 : Jésus dit de lui-même : « Je suis la résurrection et la vie ». Comment est-ce que je le comprends ? Quelle sont, respectivement, l’attitude de Marthe et celle de Marie face à la mort de leur frère ? Et moi, quelle est mon attitude face à la mort, la mienne et celle de ceux que j’aime ?
  3. Versets 28 à 37 : Marie est restée dans le deuil et sa sœur la fait « se lever ». Comment aidons-nous les personnes en deuil à se lever ? Jésus, quant à lui, pleure : comment cette humanité de Jésus me touche-t-elle ? Est-ce que je crois qu’il me donne la Vie à travers ma condition mortelle ?
  4. Versets 38 à 45 : Jésus rend grâce à son Père avant d’être exaucé. Qu’en pensez-vous ? Comment cette intimité de Jésus avec son Père et cette action de grâce « par avance » marquent-elles la prière et la foi de l’Église ? ma prière et ma foi ?

             

                  4- Temps de silence

                     Chacun rédige pour soi une résolution à la suite de la discussion.

                5- Prière finale :

                       Intentions de prière partagées et Notre Père.

 

 

Secteur pastoral GFK - Groupes fraternels de Carême 2020

Saint-Amand / Notre-Dame de Salut

ECLAIRAGES

JESUS MEURT SUR LA CROIX

 

L’écriteau indiquant le motif de sa condamnation, « Roi des Juifs », est écrit en plusieurs langues, marquant ainsi l’universalité de la proclamation. La demande des grands prêtres de rectifier l’écriteau n’est pas exaucée par Pilate qui persiste : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (v 22). Nouvelle ironie, « l’écriture vient du chef païen et elle reste ouverte à la lecture pour devenir, à l’insu de celui-ci, « Écriture » évangélique. (Cahiers Évangile n°146, p 32-33).

La croix que Jésus a embrassée librement et sur laquelle il fut élevé de terre proclame son pouvoir, sa royauté : sauver et libérer tous les hommes en les attirant à lui dans l’amour, ouvrant ainsi aux croyants la communion avec le Père qui est vie en abondance. (Robert de LUSSY, Évangile selon Saint Jean, commentaire pastoral, Aquiprint, Bruges 2015, page 208).

L’accomplissement de toute l’Écriture réside non pas dans la parole de Jésus « J’ai soif », mais bien dans l’épisode précédent. C’est le don de Marie comme mère au disciple bien-aimé qui met le sceau à toute l’activité messianique de Jésus. Il ne lui suffisait pas de donner sa vie pour nous, il fallait encore qu’il nous donnât celle qui lui avait donné la vie ! C’est par cet acte seulement que son dépouillement serait total. Le Seigneur est conscient d’avoir accompli toutes les Écritures quand il a donné sa propre mère au disciple qu’il aimait. Les derniers mots du Christ au disciple et à sa mère donnent son ultime Testament, achèvement de toutes les Écritures. Au terme du dernier Évangile s’accomplissent les paroles de la Genèse. L’Écriture est bouclée lorsque Marie est manifestée comme Nouvelle Ève. (…)

Être disciple désormais consistera d’abord à accueillir Marie comme sa propre mère. Cela est un préalable, notons-le bien, à toutes les missions qui incombent par ailleurs au disciple. C’est brûler les étapes que de prétendre évangéliser ou œuvrer pour la justice si l’on n’a pas en premier lieu reçu Marie comme mère. Au moment de mourir, Jésus n’a pas confié au seul disciple qui lui fût resté fidèle d’autre tâche que celle-ci : accueillir Marie. Un exégète contemporain exprime fort bien cette importante vérité : « Quant au disciple, il reçoit ici pour unique mission d’avoir Marie pour mère. Sa première tâche n’est pas d’aller prêcher l’Évangile, mais de devenir le « fils » de Marie. Pour lui et pour tous les autres, il est plus important d’être croyant qu’être apôtre. La mission apostolique lui sera confiée plus tard, après la Résurrection (Jn 20, 21 ; 21, 20-23) mais être fils de Marie et de l’Église-mère est le premier et le plus fondamental aspect de toute son existence de chrétien. » (Guillaume de Menthière, L’art de la prière : Je vous salue Marie, Mame Edifa, 2003, p 158, 160)

Le côté transpercé signe de la miséricorde de Jésus. « Pour ma part ce qui me manque en moi, je le puise hardiment pour moi dans les entrailles du Seigneur, car elles débordent de miséricorde, et les trous ne manquent pas, par où cette miséricorde peut se répandre. (…) Mais le clou qui pénètre en lui est devenu pour moi la clé qui ouvre. (…) Le secret de son cœur paraît à nu par les trous percés dans son corps ; « le grand mystère de la piété » paraît à nu ; « les entrailles de miséricorde de notre Dieu » paraissent à nu ; grâce à elles nous a visités « l’Astre levant venu d’en-haut ». Comment ses entrailles ne paraîtraient-elles pas par ses blessures ? Où, mieux que dans tes blessures, pourrait éclater en pleine lumière que « toi, Seigneur, tu es doux et indulgent, et plein de miséricorde » ? Nul n’a plus grande compassion « que celui qui donne sa vie pour » des hommes condamnés et damnés. » (Saint Bernard de CLAIRVAUX, Sermons sur le Cantique, IV, 61,4, , in Cahier Évangile n°146, p 34).