MEDITER L'EVANGILE 3ème semaine

"pour vivre le carême intensément"

groupe  ombre

Un support pour prier

La rencontre dans les maisons pour partager les joies et les attentes qui sont présentes dans le cœur de chaque personne est une véritable expérience de l’évangélisation, très similaire à ce qui est arrivé dans les premiers jours de l’Église. »

                                                                                    Pape François

Un GFK..... Familial ?

Lancés durant le Carême 2019 dans la dynamique du synode diocésain, les GFK  Groupes Fraternels de Carême sont un moyen formidable pour vivre le Carême intensément.  Les évènements actuels nous obligent à les annuler, mais nous vous proposons le contenu des rencontres qui peut constituer en famille un soutien dans notre démarche de conversion, un temps de prière et de partage sur ce qui fait le cœur de notre vie : la foi en Jésus Christ, sauveur.

Cette année, le thème est un chemin baptismal en suivant les textes d’Évangile des dimanches de Carême : Jésus et la Samaritaine, la guérison de l’aveugle de naissance, le retour à la vie de Lazare, la mort et la résurrection de Jésus.

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Pour vivre un chemin privilégié vers Pâques,

nous vous proposons de prier à partir de la fiche de la 3ème rencontre prévue pour les GFK.

 Jésus et Lazare

 

  1. Prière de louange

       Chant : Il est temps de quitter vos tombeaux

                   Il est temps de quitter vos tombeaux, de sortir du sommeil de la nuit,
                    D'aller vers la lumière, acclamer le Dieu trois fois saint ! (bis)

                 1- Vainqueur de la nuit, Christ ressuscité, tu dévoiles la face du Père.
                      Tu es la lumière, tu es notre joie.  Sois béni, ô Dieu qui nous libères !
                2 - Unis à ton corps, Christ ressuscité, tu nous mènes à la gloire éternelle.
                     Tu présentes au Père ceux qu'il t'a confiés. Sois loué, reçois notre prière !
                3- Tu donnes l'Esprit, Christ ressuscité, tu déverses les fleuves d'eaux vives.
                    Fils aimé du Père, tu nous as sauvés. Gloire à toi pour ta miséricorde ! 

 

                        Psaume 129

                     Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
                     Seigneur, écoute mon appel !
                    Que ton oreille se fasse attentive
                     au cri de ma prière !
                    Si tu retiens les fautes, Seigneur,
                    Seigneur, qui subsistera ?
                    Mais près de toi se trouve le pardon
                    pour que l’homme te craigne.
                    J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
                    je l’espère, et j’attends sa parole.
                   Mon âme attend le Seigneur
                   plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
                  Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
                  près de lui, abonde le rachat.
                  C’est lui qui rachètera Israël
                  de toutes ses fautes.

 

                   Prière : Je vous salue Marie

 

       2 - Partage :

        Tour de table où chacun dit comment il a vécu son Carême depuis la dernière rencontre, notamment par rapport à              la résolution de la séance précédente.

       3 - Échange sur le texte ci-après

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jean 11, 1-7.14-45)

01 En ce temps-là, il y avait quelqu’un de malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de Marthe, sa sœur. 02 Or Marie était celle qui répandit du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. 03 Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » 04 En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » 05 Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. 06 Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. 07 Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » […] 14 Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, 15 et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » 16 Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! »

17 À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. 18 Comme Béthanie était tout près de Jérusalem – à une distance de quinze stades (c’est-à-dire une demi-heure de marche environ) –, 19 beaucoup de Juifs étaient venus réconforter Marthe et Marie au sujet de leur frère. 20 Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. 21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » 23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » 24 Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » 25 Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 26 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » 27 Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »

28 Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. » 29 Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. 30 Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. 31 Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. 32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » 35 Alors Jésus se mit à pleurer. 36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » 38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau.

C’était une grotte fermée par une pierre. 39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » 40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » 41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » 43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » 45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui          

           Questions :

  1. Versets 1 à 16 : Marthe et Marie ont intercédé auprès de Jésus pour la guérison de leur frère qui était malade. Que pensez-vous de l’attitude de Jésus ? Comment accueillir sa réponse « décalée » ? Qu’en est-il de nos prières d’intercession ?
  2. Versets 20 à 27 : Jésus dit de lui-même : « Je suis la résurrection et la vie ». Comment est-ce que je le comprends ? Quelle sont, respectivement, l’attitude de Marthe et celle de Marie face à la mort de leur frère ? Et moi, quelle est mon attitude face à la mort, la mienne et celle de ceux que j’aime ?
  3. Versets 28 à 37 : Marie est restée dans le deuil et sa sœur la fait « se lever ». Comment aidons-nous les personnes en deuil à se lever ? Jésus, quant à lui, pleure : comment cette humanité de Jésus me touche-t-elle ? Est-ce que je crois qu’il me donne la Vie à travers ma condition mortelle ?
  4. Versets 38 à 45 : Jésus rend grâce à son Père avant d’être exaucé. Qu’en pensez-vous ? Comment cette intimité de Jésus avec son Père et cette action de grâce « par avance » marquent-elles la prière et la foi de l’Église ? ma prière et ma foi ?

             

                  4- Temps de silence

                     Chacun rédige pour soi une résolution à la suite de la discussion.

                5- Prière finale :

                       Intentions de prière partagées et Notre Père.

 

 

Secteur pastoral GFK - Groupes fraternels de Carême 2020

Saint-Amand / Notre-Dame de Salut

ECLAIRAGE

JESUS ET LAZARE

 

Jésus lie la foi en la résurrection à sa propre personne : « Je suis la Résurrection et la vie » (Jn 11, 25). C’est Jésus lui-même qui ressuscitera au dernier jour ceux qui auront cru en lui et qui auront mangé son corps et bu son sang. Il en donne dès maintenant un signe et un gage en rendant la vie à certains morts, annonçant par là sa propre résurrection qui sera cependant d’un autre ordre. De cet évènement unique il parle comme du « signe de Jonas », du signe du Temple : il annonce sa résurrection le troisième jour après sa mise à mort. (Catéchisme de l’Église catholique, 994)

Dans la prière rapportée par saint Jean avant la résurrection de Lazare, l’action de grâces précède l’événement : « Père, je te rends grâces de m’avoir exaucé », ce qui implique que le Père écoute toujours sa demande ; et Jésus ajoute aussitôt : « Je savais bien que tu m’exauces toujours », ce qui implique que, de son côté, Jésus demande d’une façon constante. Ainsi portée par l’action de grâce, la prière de Jésus nous révèle comment demander : avant que le don soit donné, Jésus adhère à Celui qui donne et se donne dans ses dons. Le donateur est plus précieux que le don accordé, il est le « trésor », et c’est en lui qu’est le cœur de son Fils ; le don est donné « par surcroît ». (CEC, 2604).

Le retour à la vie de Lazare. En rapportant ce septième et si important « signe » de Jésus, l’évangéliste exprime sa foi en la résurrection dans tous les sens du mot. Il invite le lecteur à entrer toujours plus dans la nouveauté du Christ qu’elle apporte pour lui et pour tous les humains. Par la résurrection du Christ, retourné à la gloire du Père, le chrétien sait que le monde de Dieu est entré dans le nôtre ; l’amour du Christ vainqueur de la mort rayonne et régénère toutes choses. L’existence humaine est transformée, renouvelée, elle est plongée dans l’amour de Dieu qui transfigure. La mort, toute mort est vaincue. La mort physique perd son « aiguillon » (1 Co 15, 55 ; Os 13, 14). Elle n’est pas anéantissement, destruction, ruine, la fin de tout, mais ouverture et passage vers une vie nouvelle en Dieu. Par la résurrection, nos vies « lèvent » et accueillent cette « vie éternelle » qui ne peut périr, don du Père par Jésus dans l’Esprit. Cette vie, venue de Dieu, est une nouvelle qualité de la vie, une nouvelle manière d’exister ici-bas, don de celui qui est venu éclairer nos vies. L’amour du Christ qui nous enveloppe apporte cette qualité de vie à laquelle seule la foi nous permet d’accéder. La résurrection du Christ nous introduit dans une nouvelle relation personnelle à Jésus, à Dieu, elle nous permet de « demeurer » en lui, nous faisant découvrir notre être véritable créé et recréé en permanence dans la puissance de l’Esprit. L’amour de Dieu en Jésus réalise cela. C’était le but de son incarnation et la victoire de sa croix, sacrifice d’amour pour tous. (Robert de LUSSY, Évangile selon saint Jean, commentaire pastoral, Aquiprint, Bruges 2015, page 116).