Réflexions sur le projet de loi de bioéthique

Tribune des évêques sur le projet de loi de bioéthique

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Quelle société pour demain?

Au moment où la loi de bioéthique revient en discussion à l’assemblée nationale, la conférence  des Evêques de France nous interpelle par une tribune que vous pouvez consulter grâce au lien à la fin de cet article

Mgr d’Ornellas qui a présidé la commission bioéthique au sein de la CEF souligne les dangers du projet de loi :

Quel monde édifions-nous ? Quelle solidarité voulons-nous ? Aussi bien pour nous que pour les générations à venir. Les crises sociales et les alertes écologiques traduisent une réelle inquiétude, tandis que la pandémie du COVID-19 a révélé notre fragilité humaine et économique. La loi de bioéthique va-t-elle augmenter le désarroi ?

 En ouvrant la Procréation Médicale Assistée le projet « organise délibérément l’absence de filiation » et il précise « nul peut être privé d’un père par une loi républicaine »

Il qualifie cette évolution d’un manque de respect de la dignité humaine.

De plus selon lui,  les questions éthiques que sont le devenir des embryons surnuméraires, le pouvoir du projet parental, le tiers donneur, l’anonymat, les techniques de sélection embryonnaire ne peuvent relever  de la seule fascination de nos sociétés occidentales pour les succès technologiques et  leur conséquence à court terme la loi du profit des marchés.

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Monseigneur Aupetit archevêque de Paris,

est également intervenu dans une tribune publiée à la sortie du confinement sur ces questions.

Il dit ainsi : Alors que nous sortons d’une pandémie qui nous a rappelé « notre vulnérabilité …. La richesse mais aussi la fragilité de nos structures familiales »  la loi de bioéthique revient en discussion à L’Assemblée comme si rien ne s’était passé.  « Bouleversement des relations généalogiques, banalisation des embryons humains, production artificielle de gamètes ouvrent en grand le marché de l’enfant » sans se soucier de la dignité de l’être humain.  Il dénonce également «  les dérives d’une société de consommation qui  pousse toujours le désir des adultes, sans aucune considération des conséquences sur les générations futures »

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Ces questions ne peuvent nous laisser indifférents. 

Il nous appartient de réfléchir aux enjeux de ces décisions sur la société dans laquelle évolueront les générations futures.